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Bonjour à toutes, 1ère visite chez vous et j'avais envie de participer alors voila...
Donc oui, je suis célibataire depuis peu, c'est moi qui l'ai voulu mais ce n'est pas pour autant que c'est facile, que mon ex ne me manque pas, que tout va telllllement bien ! Nan, pas si facile une rupture. Pour moi c'était une premiere et ça n'a pas été simple à vivre.
Aujourd'hui ça va mieux et je découvre le célibat : dur dur de réapprendre à vivre seule, dur de ne plus avoir sa chérie en tête et en coeur, dur de ne plus etre aimée et d'avoir désormais à tout affronter seule, dur de ne plus avoir une personne, LA personne, sur qui compter 24 h/24. Mais bon, je ne peux pas regretter, dès que je vois un couple amoureux attentionné, ça confirme que j'ai bien fait. D'un autre coté il y a cette liberté retrouvée, pouvoir tout faire sans rendre de compte à qui que ce soit, pouvoir laisser la vaisselle s'entasser, les fringues trainer, pouvoir ne ramener que le quart de la liste des courses parce que justement j'avais oublié cette foutue liste ! pouvoir inviter qui je veux chez moi, ... sans avoir de comptes à rendre ou de reproches à subir ! et aussi pouvoir etre séduite et séduire à nouveau, ça c'est cool !
Voilou, ha et si ça vous dit, voici l'adresse de mon blog : http://ecrire-et-partager.blogs.psychologies.com/ bonne soirée :-) Caro
A la demande de deux rédactrices de blogs, Mélie et Natacha, pour ne pas les citer, j'ai répondu à quelques questions posées par l'un de leurs lecteurs, afin de confronter différents points de vue sur le sujet de l'homosexualité.
Vous trouverez leurs réponses sur leurs blogs respectifs (+ celui de Shayalone). A priori, je devrais, une fois de plus, représenter la branche de celles qui ont du mal à se reconnaître dans l'image de l'homosexualité telle qu'elle est véhiculée par les médias, et qui préfèrent la réserve au militantisme de masse. Le changement des moeurs ne doit-il pas s'initialiser dans la sphère familiale et l'environnement proche, avant de se faire dans la rue?
- S' agissant de "fierté", ne penses tu pas que c' est antinomique avec la théorie selon laquelle on ne doit pas se poser la question de l' origine de l' homosexualité, dès lors que l' on ne se pose pas la question de celle de l' hétérosexualité (je fais référence, là, à Shayalone) Y a t-il une "fierté hétérosexuelle" ?
Réponse: Question liminaire: Qui est Shayalone, une icône hétéro blonde et plantureuse?
S'agissant de la question plus précisément, quelque peu alambiquée, je ne suis pas sûre d'en saisir tous les tenants et aboutissants, donc je te prie par avance d'excuser un éventuel hors sujet de ma part.
Il n'y a pas de fierté hétérosexuelle, de même qu'il n'y a pas, à mon sens, à y avoir de fierté homosexuelle. La préférence sexuelle n'est pas un choix, c'est quelque chose qui nous est imposée par la nature ou les circonstances, peu importe que l'on accrédite la théorie de l'homosexualité innée ou non, l'essentiel étant de comprendre qu'il ne s'agit aucunement d'un choix. L'unique choix réside dans le désir d'assumer ou non ces préférences, si tant est que l'on puisse appeler cela un choix.
- La Gay pride ne va t elle pas à l' encontre de l' intérêt des homosexuels en véhiculant l' image de "barjots extravertis et sans complexes" tout à l' opposé, me semble-t-il, de la réalité.? Ne serait-il pas bon de montrer de montrer que c'est souvent une souffrance, plutôt qu'un "choix" !
La Gaypride est tout en provocation, et cela sert et dessert sa cause tout à la fois. Peut-être que sans toute cette fanfaronnade, elle ne susciterait pas autant d'intérêt, mais en même temps, cela laisse à voir l'image de l'homosexualité à travers un prisme déformant. Je vais à la gaypride comme je me rends à un grand carnaval populaire, par esprit festif, plus que par esprit militant. D'aucuns relèveront ici un esprit de contradiction de ma part, mais qu'importe, je ne crois pas être isolée pour autant dans cette vision des choses. Nous nous sommes interrogées sur le sujet avec une très bonne amie, laquelle a fini par écrire à quelques associations gay pour leur demander pourquoi la Gaypride était ainsi faite d'excès en tous genres, révélant à la population une image erronée, ou du moins déformée de l'homosexualité. Lesdites associations ont simplement répondu que sans cet esprit provocateur, la Gaypride ne serait pas la Gaypride, et que les personnes soucieuses d'avoir une démarche "sérieuse" devaient se mettre en tête de cortège, avec les élus et les associations. Dont acte. Personnellement, cela ne m'intéresse pas, je préfère regarder le "spectacle" de la terrasse d'un café en ne m'y impliquant pas vraiment, un peu comme un enfant qui regarderait par le trou de la serrure. Mais bon, cela dit, cela m'est arrivé de faire le mariole derrière un char!
Pour répondre à la deuxième partie de ta question, l'homosexualité n'est pas forcément une souffrance, du moins pas en tant que telle. C'est les comportements extérieurs, et le ressentiment qui en résulte qui induisent cette souffrance, qui existe à des degrés divers.
- N' as-tu pas l' impression que les "assos" quelques soient leurs bonnes intentions renforcent la "ghettoïsation" en ne s' ouvrant qu' aux homos eux mêmes (ce n' est pas à toi , médecin, que je vais devoir expliquer qu' il n' y a pas forcement besoin d' être homo pour prendre en charge la souffrance de celui ci) ?
Je pense globalement que la communautarisation n'est pas forcément quelque chose de bénéfique (on le voit bien aux Etats-Unis, où se sont créés de véritables ghettos de communautés, avec un paroxysme lorsque celles ci deviennent des zones de non droit). Je suis pour une dynamique d'intégration et non de communautés, et ce d'une manière générale. Malgré cela, les associations sont nécessaires en ce qu'elles constituent des forces de lobbying auprès des pouvoirs politiques, nécessaires lorsqu'ils s'agit de faire reconnaître de nouveaux droits. Mais elles gagneraient, à mon avis, à s'ouvrir davantage vers l'extérieur. Tout comme la revendication des droits des femmes n'a pu et ne peut se faire sans les hommes, celles des homos ne pourra se faire sans l'appui des hétéros.
- Au lieu de faire des "plans médias" (et l' on sait bien que ceux ci ne retiennent que le "sensationnel") au sujet du mariage gay et de l'homoparentalité, ne vaudrait-il pas mieux en utilisant le lobbying et les relais d' opinion, lutter contre les idées reçues (dont je te rappelle qu' elles ont parfois impliqué la Faculté et tes illustre prédécesseurs: homosexualité = maladie mentale) qui reflétaient d' ailleurs pour certaines la réalité d' une génération précédente (lesbiennes MLF antiphallocrates...) et militer d' abord sur la protection sociale et patrimoniale du couple homo ?
Ah ben je n'avais pas vu que tu parlais du lobbying par la suite tiens... Je partage entièrement ton avis sur le fait que les "coups d'éclats" largement relayés par les médias qui ne sont pas en reste quand il s'agit de faire état du côté extravagant et réducteur de la cause homosexuelle. Le simulacre de mariage à Bègles n'a fait pour moi que nourrir l'argumentaire des homophobes. J'ai trouvé cela parfaitement ridicule. Plutôt que de dépenser leur énergie à organiser des cérémonies fantoches vouées à l'annulation par les tribunaux administratifs, ces élus aux idées loufoques feraient mieux d'aller plaider la cause sur les bancs de l'assemblée, et faire en sorte que le PACS soit au moins amélioré. Les dragées et la robe blanche à fanfreluches, c'est vraiment de l'accessoire pour moi. Aujourd'hui, il n'y a guère que les homos et les curés progressistes qui veulent s'emmerder avec l'institution mariage...
Je n'ai pas compris l'allusion au mouvement féministe post-soixante-huitard...
- Certain(e)s disent qu’ils ne faut pas rechercher la cause de l’homosexualité, au prétexte qu' on ne recherche pas celle de l' hétérosexualité: n' est-ce pas anti-scientifique ? D' accord par contre sur une reformulation de la problématique qui doit plutôt être: pourquoi certains sont ils hétéros, d'autres, homos !
C'est une question de terminologie, mais elle a son importance, effectivement.
Au fait, toi qui es médecin, que penses tu de la réforme de la sécurité sociale?
Je suis décidément très perturbée.
J'ai rêvé qu'une espèce de psychologue / psychothérapeute venait au bureau afin de proposer aux salariés un jeu hors du commun, et remarquablement arbitraire, aux salariés de la boite en mal de divertissement.
Cela consiste à définir les affinités avec telle ou telle sexualité, et de jauger les dérives plus ou moins prononcées par rapport à la sexualité "de base", comprendre l'hétérosexualité.
Le questionnaire qui en est le socle est rapide, puisqu'il ne comporte qu'une seule question:
Si l'on vous proposait de regarder un dessin animé (??), lequel, parmi ces trois propositions, choisiriez-vous?
- Un truc mièvre genre princesse Sarah;
- Un truc abracadabrant genre Gigi;
- Un truc où les filles sont aventurières et fortes comme des hommes (genre Lady Oscar, Cats'eyes);
Evidemment, j'ai choisi la dernière proposition, à l'instar d'une jeune collègue, tout aussi timorée que moi.
La psychologue nous a aussitôt classées dans la catégorie "individus ayant une forte propension à des comportements sexuellement ambigüs, avec syndrome aigu de bisexuelité déclaré, et risque avéré d'homosexualité à terme".
Et voilà comment, en une question, je me suis retrouvée dans le camp des lesbiennes.... de l'entreprise :-/
Elle est belle la jeunesse d'aujourd'hui, tiens!
Voilà à peu près ce que je ne cesse de me répéter en ce moment. Pourtant j'en fait partie de ladite jeunesse, et je ne suis pas sure de relever le niveau.
Je m'explique: sur un groupe de 10 élément brillants de cette première année de droit de l'an de grace 2000, une (pas moi je vous rassure) continue aujourd'hui dans cette voie. Les autres sont: soit partis vers d'autres carrières, après 4 ans de cours magistraux duement ingurgités et régurgités aussi sec le lendemain sur la feuille blanche, soit -et j'en suis- sont complètement largués sur leur avenir professionnel. Pas un jour ne passe sans que ces pauvres étudiants ne pleurent sur leur sort: on a trop de choix, on peut tout faire, alors...Quoi faire, foutredieu?!? Si ma grand-mère lisait ça, elle s'exclamerait: Il leur faudrait une bonne guerre, qu'ils apprennent la vie, ces merdeux! Elle a pas tort, la vieille, alors si vous aussi vous vous tapez une crise de la cinquantaine avant l'age, ne vous rassurez pas en croyant etre le produit de l'évolution de la race humaine, mais BOUGEZ-VOUS, nom d'une truite!
Vous vous attendiez à un garçon après deux filles, et elle est née.
Pas un poil sur le caillou, vous l'appeliez "mon p'tit père".
Petite, elle préférait les billes et les playmobils plutôt que les Barbie et le saut à l'élastique.
Vous lui avez fait porter des kilts.
Lorsqu'en maternelle, elle vous a dit que "les garçons étaient bètes et méchants et que plus tard, elle se marierait avec sa copine Aurélie", vous avez souri.
Quand elle vous a demandé de l'inscrire au club de football de votre commune, vous lui avez dit que ce n'était "pas un sport pour les filles".
Vous l'avez inscrite à un cours de danse classique.
Lorsqu'elle grimpait aux arbres pour construire des cabanes, vous la traitiez de garçon manqué.
Au collège, quand elle épinglait dans sa chambre des posters de Mylène Farmer ou Madonna pendant que d'autres affichaient Bruel ou Patrick Swayze, vous ne vous êtes pas inquiétée.
Elle aimait bien sa meilleure amie Caroline.
Vous l'aimiez bien aussi, elle était gentille cette petite.
Au lycée, elle est tombée amoureuse de son professeur de français, vous lui parliez pilule et Sida.
Ledit professeur était une femme.
En prépa, vous ne lui avez connu aucune aventure avec des garçons.
Vous pensiez qu'elle était bien trop studieuse pour penser à cela.
En école de commerce, ses relations avec les garçons étaient aussi furtives que le passage d'une étoile filante sur la voûte céleste.
Lorsqu'elle vous disait que les garçons ne pensent qu'au sexe et qu'ils sont puérils, vous la rassuriez en lui disant qu'il fallait attendre qu'ils mûrissent.
Elle dort de plus en plus souvent "chez une copine".
Vous vous dites que c'est sympa les soirées filles.
Aujourd'hui, Madame, votre fille vous apprend qu'elle est lesbienne.
Et ça vous étonne?
Ce n'est qu'après une année et 21 petits jours de ménages, soirées dvd, petits plats cuisinés, douches communes, vaisselles partagées, gueules puantes au matin, conseils mal digérés et engueulades acceptées que le célibat semble être la meilleure des choses qui me soit arrivée...

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
PS: Plus je me relis, plus je me dis que je suis partie en sucette dans cet article! Pardonnez-moi chers lecteurs (sil y en a!!).
