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Comme il est de bon ton en ce moment de se faire son autoportrait Southpark (pour les amateurs, vous trouverez le petit utilitaire Flash ici), voici quelques personnes qui me sont proches. Pour celles et ceux qui me connaissent, vous pouvez toujours essayer de deviner qui est qui...
Dans le désordre: Moi, ma mère, mon ex, ma soeur, ma meuf, ma meilleure amie.
Elle est entrée dans ma vie par écrans interposés, elle était fine, jolie, intelligente, elle était faite pour moi…
Blessée par une vie qui ne m’avait pas fait de cadeau, à son contact bien que virtuel, je me suis surprise à re-vivre, à espérer. Elle était pour moi la femme qui pouvait de nouveau me redonner confiance. La femme qui avait tout pour faire rebattre mon cœur. Malheureusement, un soir elle est « tombée » sans le vouloir sur des échanges pas malins et surtout déplacés. Elle a surpris une conversation avec mon ex maîtresse, conversation qui je dois dire n’avait rien d’angélique, une conversation idiote.
Sa réaction fût colérique quoique bien légitime, mais ce n’était pas cela le plus grave à mes yeux. Elle s’est sentie trahie. Probablement l’avais-je « trompée » et c’était cela que je ne pouvais supporter. Je ne pouvais rien dire, rien écrire qui ne puisse excuser mon inconduite, elle refusait de me parler et j’en souffrais. J’ai tout gâché et j’en suis meurtrie. Elle ne voudra désormais plus jamais entendre parler de moi je dois représenter l’horreur à ses yeux.
Je voudrais tant qu’elle comprenne que je ne suis pas ce « monstre » qu’elle croit avoir découvert…
(...)
Comme je suis un peu "tout en connerie" en ce moment, je vous offre un inédit des aventures de M., l'ours un peu débile qui n'en loupe pas une pour se faire remarquer (dédicace spéciale à l'attention de la Trentenaire pas en toc qui se prend pour M., mais que j'ai reconnue tellement je suis balèze muhahaha...)
Dur Dur....



Lorsque l’on revient d’une réunion à Bab-el-Oued, que l’on se retrouve coincé dans les bouchons parisiens, la radio est un incroyable moyen de dérider un automobiliste flegmatique.
En gardant un œil attentif sur la Kangoo qui me précédait, j’ai déroulé la bande FM du bout des doigts (merci la commande manuelle de la Clio commerciale) et suis tombée sur les ondes d’une radio qui m’était jusqu’alors tout à fait inconnue, la dénommée « Ici et maintenant ».
A première vue, j’ai cru être en train d’écouter une émission du même acabit que celle que l’on trouve sur RTL (« radio Luxembourg », comme dit ma grand-mère) ou Europe 1, que j’appelle « émissions pour ménagères de moins de cinquante ans », et qu’écoute ma femme de ménage en repassant mes torchons. Ce type d’émission est un classique du genre : les gens appellent un numéro surtaxé et font part de leurs problèmes quotidiens, qu’ils concernent les enfants, la cuisine ou le ménage, ou qu’ils soient sexuels (cf. l’émission sur RMC présentée par l’ex porno star Brigitte Lahaye). Soit dit en passant, je ne vois pas tellement ce que peut apporter une Brigitte Lahaye dans le quotidien de Monsieur et Madame Bidochon. L’ « éjac’ faciale » et le « gang bang » ne sont pas, a priori, monnaie courante dans nos chers foyers français (mais je peux me tromper !), et les conseils d’une porno star peuvent paraître tout à fait inappropriés. Bref ! Là n’est pas le débat.
« Ici et maintenant » disais-je… Tout un programme ! Nous voilà avec comme animateur un pseudo « psychothérapeute-guérisseur » qui prétend pouvoir communiquer avec l’esprit saint.
Appel de Robert, d’Argenton-sur-Creuse. Robert a un cancer et compte sur notre psychothérapeute du dimanche pour guérir au plus vite.
C’est alors que l’animateur se met à déclamer une prière dans laquelle il se prend pour l’esprit saint : « Robert, ta douleur n’existe pas, je suis amour, grâce à moi tu vas guérir de cette inexorable gangrène ». Robert en est tout ému, il prétend même avoir ressenti une « immense chaleur pendant la prière. Il est certain qu’il va guérir.
Jamais la maxime marxiste ne m’a parue aussi vraie. L’ « opium du peuple » a encore de beaux jours devant lui…




Beau complexe hôtelier, situé en bord de mer, et plus précisément à Houlgate (Calvados), peuplé d'une faune plutôt singulière: des résidents qui ont tous leurs lubies ou leurs névroses, et qui racontent respectivement leurs frasques via leur blog personnel.
J'y demeure tout aussi virtuellement que l'ensemble de mes compagnons de chambrée, puisque l'hôtel des blogueurs n'est autre qu'un blog collectif, ayant vocation à devenir LE feuilleton cybernétique de l'été, dans lequel chacun a un personnage, qu'il convient de faire évoluer en intéraction avec les autres personnages.
C'est très amusant, les rebondissements sont nombreux, si bien que l'on se croit parfois dans "Amour, gloire et divorce".
A suivre avec attention, c'est quand même plus palpitant que "Dolmen"!
Mon ***** de voisin est parti hier en coupant l'eau chez moi et ma voisine du dessous (et oui, mon compteur d'eau est chez lui, cherchez l'erreur).Il faut suivre un serpentin de terre qui ondule dans un parc arboré ceinturant la propriété, pour tomber sur ce train, planté là, au milieu de nulle part, comme jailli de terre dans une incongruité désarmante.
Les wagons, au nombre de cinq, sont intacts: On y lit parfaitement la carte du réseau ferré de la SNCF en tête de wagon, les compartiments se déclinent classiquement en première et seconde classes, et offrent une assise moelleuse à des voyageurs fantômes.
Car le train est vide, mais il invite à des divagations oniriques. En s'enfonçant dans les banquettes de la première, on peut croire à un départ imminent, à ouïr le vrombissement de la locomotive en rodage, et le sifflet du contrôleur pressant les voyageurs retardataires sur le quai.
Mais rien. La voiture ne vibre pas, le paysage ne se déroule pas, le train n'a pas bougé d'un millimètre. Angoisse. Ce train est en partance pour nulle part. Réduisant à néant l'espoir d'un voyage sans retour vers un pays où il ferait bon vivre, ou du moins où il serait plus plaisant de vivre.
Drôle d'idée aussi que de flanquer un train au beau milieu du parc d'une clinique psychiatrique.