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Lettre ouverte à ma meilleure amie
 
Chère S.,
 
Je profite de la tribune qui m'est offerte pour t'écrire ces quelques mots, toi qui supportes mes états d'âme, mes bonheurs mes peines, mes râleries, toutes ces choses qui, dans une vie, sont à la fois futiles et importantes.
"Meilleure amie", quelle singulière expression... cela me rappelle une chanson mièvre de Lorie (très sympa en karaoké, mais cela se limite à cela!).
 
Tout a commencé en une matinée brumeuse de septembre dans les années 90. Un rentrée scolaire apparemment ordinaire, rythmée par le crissement de la craie du professeur de mathématiques sur le tableau noir, les cris des sixièmes dans la cour de récréation,  et dans les classes, l'odeur de l'encre fraiche sur le papier glacé et des protèges cahiers sur lesquels je me plaisais à poser mes narines. Vagues réminiscences...
Le glas de deux mois de vacances était sonné.
Tu m'as récueillie, moi pauvre provinciale échouée là, fraichement débarquée de T. dans une ville inconnue et hostile. Et tu t'es assise à côté de moi en cours d'histoire. On étudiait à l'époque la Grande guerre, ses tranchées, ses Poilus, ses nombreux estropiés qui ne nous passionnaient que peu...
Une amitié était née, avec tout ce qu'elle implique de complicité, de fous rires, de confidences, de jalousies, de séparations...
Nos correspondances épistolaires de l'époque, que je recèle dans quelque carton poussiéreux, relateraient mieux que moi toutes ces années passées ensemble, roman d'adolescentes comme les autres dans un monde naïf et insensé. Tout y est compilé: Des garçons, tes coups de coeur et mes hésitations, à nos élucubrations en classe, tes initiatives burlesques, mes fous rires étouffés, en passant par nos coups de gueule, nos railleries, nos caricatures des profs ou de nos camarades...
 
Puis le temps du lycée est arrivé.
L'innocence enfantine a laissé place à cette gravité qu'ont les jeunes femmes à l'aube de la maturité. Je me suis réfugiée dans le travail, l'introversion et la privation, tandis que tu stigmatisais ton mal-être par d'autres canaux.
Les larmes de joie des résultats du bac, signe pour moi d'un renouveau salvateur, ont mis fin à trois années égrainées dans les lambris poussiéreux du vieux Lycée littéraire.
Nos routes ne sont sont pas pour autant séparées. Nous avons poursuivi nos études supérieures, main dans la main. Tu as rencontré ton homme, moi le mien, même si j'ai depuis pris d'autres chemins de traverse.
Sur un stupide malentendu, nos routes se sont séparé pendant le reste de nos années estudiantines, jusqu'à se retrouver comme si l'on ne s'était jamais quittées.
 
Non vraiment, je ne pouvais imaginer qu'en m'essayant sur cette chaise, à ce cours d'histoire sur les Poilus, je serais là aujourd'hui, moi petite fille fragile devenue femme active, en train de te parler à toi, S., petite fille candide devenue l'Amie chère...
Ecrit par Linn, à 18:17 dans la rubrique "Billets d'humeur".

Commentaires :

  sherine
17-03-04
à 14:25

Tout simplement magnifique!

 C'est un cadeau sublime que tu viens de faire à ta meilleure amie qui est très certainement au combien fière d'avoir partagé tous ces moments précieux et inoubliables qui nous transportent de l'enfance vers l'âge adulte.

Un article si riche en émotion ne peut être que le reflet manifeste d' une relation très profonde et sincère.

Je souhaite à tous de pouvoir vivre cette expérience, pouvoir bénéficier de  cette chance d'avoir un jour croisé le chemin d'un être exceptionnel en qui placer toute sa confiance, confier ses élans de prise de tête métaphysiques, trouver le soutien recherché dans les pires moments de doute et de remise en question, avec qui partager des moments douleurs (tels une extinction de voix due à un élan soudainement incontrôlé de crier "Aline pour qu'elle revienne" )mais aussi le bonheur des fous rires dûs à de nombreuses paroles médisantes rapidement échangées en voiture avant la soirée du samedi soir ou autour d'un repas au resto japonais.....

Une telle amitié si rare durera vraisemblablement à jamais entre ces deux femmes qui naguère n'étaient encore que des enfants.

 

 


  Linn
17-03-04
à 14:48

Re:

Merci Shérine :-)

J'ai essayé, tant bien que mal, de traduire mes pensées sans pour autant tomber dans le mièvre ou le sentimentalisme exacerbé (tu sais bien que ce n'est pas le genre de la maison ;-)

J'étais loin de pouvoir prétendre, et même d'imaginer que cela puisse faire perler des larmes au coin de tes jolis yeux!

C'était la minute d'émotion du jour, sponsorisée par les mouchoirs Kleenex!! Alors maintenant on peut recommencer à déconner!!! En plus il fait trop beau: j'ai une pêche, j'ai une pêche!!!!!!! :-D

 


  Anonyme
17-03-04
à 15:23

Re: Re:

A cause de toi, aprés avoir failli perdre ma voix, j'ai failli perdre mes yeux...
moi aussi j'ai la patate avec ce temps ....

  Sappho
18-03-04
à 07:52

Re: Re: Re:

Euh... je ne voudrais pas rajouter mon grain de sel, mais pour la voix, tu ne peux t'en prendre qu'à toi même! :-)

Ca t'apprendra à chanter à tue-tête "Juliette je t'aime" et "Laisse moi kiffer la vibes avec ma meuf"!!!!!!

Moi, j'avais mal au dos. Peut-être à cause de la Danse d'Hélène qui sait? (quand est ce qu'on se la refait?!!)




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