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Journée de la femme?

Qu'est ce que la féminité? Légitime interrogation en cette journée de la femme. D'aucuns vous diront que la journée de la femme devrait avoir lieu tous les jours. Pourquoi singulariser la femme au point de lui attribuer une journée? Si la femme était de facto l'égal de l'homme, au nom de quoi devrait-on lui dédier une journée? D'autres vous diront qu'il s'agit là de la commémoration ponctuelle de siècles de lutte et d'acharnement dans la quête d'une illusoire égalité des sexes....

Pour ma part, je ne pècherai pas en tombant dans ce type de débats qui relèvent plus de la philosophie de comptoir que d'une véritable réflexion intrinsèque sur la féminité.

Simone de Beauvoir résume toute la question dans "le deuxième sexe": "On ne naît pas femme on le devient." Un pavé dans la mare, dans une société patriarcale à l’excès: L'inégalité hommes/femmes n'est pas une fatalité issue de la nature des choses, mais bel et bien une construction sociale, au delà de toute justification biologique. Etre une femme n'est pas seulement en posséder les attributs. On devient femme à la suite d'un long processus de développement fortement imprégné par des contingences à la fois culturelles et sociales.

La féminité ou la masculinité sont de prime abord contingentées au sein du cercle familial. C'est précisément en son sein que les petites filles sont conditionnées pour devenir des femmes, et les petits garçons des hommes, et cela en fonction de stéréotypes socialement imposés. Une fille doit jouer aux poupées, un garçon aux voitures et à la guerre. Une fille se doit d'être douce, sensible et coquette, un garçon courageux et téméraire, reproduisant ainsi le schéma préétabli de Papa-Maman. Une fille qui joue au foot et un garçon manqué, et un garçon qui pleure ou qui fait attention son paraître est, quant à lui, fatalement efféminé... On pardonnera plus facilement à un garçon bagarreur, voire on en sera fier, qu'à une fille qui aime jouer des poings. Citons à ce propos le biologiste J. Rostand : « Les poupées et les soldats de plomb ont plus à voir que la biologie dans la différence entre les sexes ».

J'arrête là dans les clichés conçus par et pour une société patriarcale, sexiste et hétéronormée, l'éventail d'exemples cités ici étant assez éloquent.

Au delà de l'opposition nature/culture, la féminité trouve, à mon sens, son paroxysme dans l'enfantement. Quoi de plus féminin qu'une femme enceinte, qui porte l'enfant dans sa chair propre, jusqu'à l'expulser physiquement, mais jamais autrement. Une femme porte son enfant toute sa vie, comme si la fusion de leurs corps au commencement n'avait jamais pris fin. Etre femme, c'est aussi cela, mais cela ne doit pas se résumer à cela. A la féminité biologique doit se superposer la féminité idéologique, l'idée qu'une femme puisse avoir les mêmes droits, les mêmes ambitions que leurs congénères masculins, sans pour autant tomber dans les affres de la discrimination positive. Et dans un pays où le droit de vote n'a été accordé à la population féminine qu'en 1945, et où les discriminations sexistes dans le monde professionnel ou autres sont encore légion, il y a fort à faire....
Ecrit par Linn, à 22:47 dans la rubrique "La Muse gueule".

Commentaires :

  Linn
10-03-04
à 07:46

hum

oui... pourquoi pas!



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